Film · Fiche et lecture
Documentaire de la TSR sur l'expédition de 1979 en Algérie dans le massif de l'Atakor (désert du Hoggar), organisée par l'alpiniste genevois Michel Vaucher et Jean-Blaise Fellay. Les grimpeurs réalisent une dizaine d' ascensions dont le fameux sommet de l'Adaouda (qui signifie "doigt" en Tamasheq, le dialecte Touareg), par plusieurs voies. Puis une nouvelle voie sur les sommets des Tezoulegs méridionaux. Ils découvrent les particularités géologiques volcaniques du massif de l'Atakor et rencontrent les habitants nomades de la région, les Touaregs, qui se sédentarisent de plus en plus dans la ville de Tamanrasset.
En février 1966, Pierre Mazeaud et Lucien Bérardini se rendent dans le massif de l'Atakor, dans la chaîne de montagnes du Hoggar dans le Sahara au sud de l'Algérie. Ils vont alors tenter une première ascension difficile, celle de l'éperon de la Takouba, un des sommets adjacent du Garet El Djenoun, montagne mythique du massif du Hoggar, gravie pour la première fois par Roger Frison-Roche et Raymond Coche en 1935. Le documentaire, superbement filmé par Jacques Ertaud, remportera le Grand Prix du Festival International du Film de Montagne de Trento en 1966.
Le couple de grimpeurs Heinz Mariacher et Luisa Iovane abandonnent leur spot d'entraînement hivernal habituel pour partir en quête d'endroits plus propices à l'escalade libre en Algérie dans le désert du Sahara, plus précisément dans le massif du Hoggar, qui a vu passer la crème de l'escalade mondiale Lionel Terray, Roger Frison-Roche, Lucien Bérardini, Michel Vaucher, Pierre Mazeaud, Guido Monzino, Patrick Edlinger, Patrick Berhault et bien d'autres. Leur objectif, d'escalader la face est du Garet El Djenoun, haut de 500 m, échoue car la paroie est trop lisse et les fissures instables. Le voyage continue dans le massif du Hoggar vers d'autres sommets, où ils trouvent les conditions d'escalade qu'ils espéraient. Un surplomb dans la face du Tizouyag Nord s'avèrera être un défi de taille pour Heinz Mariacher.
"Chef d'œuvre de haine, de vanité provocante, d'orgueil démoniaque, mais chef-d'œuvre tout de même." - Riefenstahl utilise le langage cinématographique pour glorifier et mythifier le sujet : contre-plongées héroïques, contre-champ nombreux de spectateurs (soldats, militants et "civils") enthousiastes. Le cadrage de la foule, lors de travellings ne permet pas un décompte exact. Travellings circulaires lors des discours et très grands plans lors des parades. - La séquence d'ouverture fait d'Hitler un dieu descendu des cieux pour sauver le peuple allemand. "Un dieu nouveau descendant du Walhalla", selon Mitry qui reprend l'analyse de Sadoul:("L'avion du nouveau Messie se posait à Nuremberg.") qui, plus loin, parle de "pompeuse déification wagnérienne". Ferro évoque "l'avion du Führer qui descend du ciel tel le démiurge"
"Gerboise bleue", premier essai atomique français effectué le 13 février 1960 dans le Sahara algérien, est le point de départ de la puissance nucléaire de la France. Il s'agit de tirs aériens radioactifs puissants effectués dans des zones appartenant à l'armée française. Suivront des essais souterrains, et ce même après l'indépendance de l'Algérie. De 1960 à 1978, 30 000 personnes auraient été exposées dans le Sahara. L'armée française a reconnu officiellement neuf irradiations. Aucune plainte contre l'armée ou le Commissariat à l'Energie Atomique n'a abouti. Trois demandes de commission d'enquête ont été rejetées par la commission de la défense nationale. Pour la première fois, les derniers survivants témoignent de leur combat pour la reconnaissance de leurs maladies, et révèlent dans quelles conditions les tirs se sont véritablement déroulés. Le réalisateur se rend sur le point zéro de "Gerboise Bleue", interdit d'accès pendant 47 ans par les autorités algériennes.