Film · Fiche et lecture
Valentina Voronina
Self
2025, l’année de l’intensification d’une guerre totale et meurtrière, que rien ni personne ne semble pouvoir arrêter, visant militaires et civils et dont le bilan s’élèverait aujourd’hui à plus d’un million et demi de morts ou blessés dans les deux camps. Mais 2025 est aussi l’année de notre rupture avec l’Amérique de Donald Trump, une Amérique aux réactions violentes et imprévisibles, qui risque de lâcher le vieux continent, son plus fidèle allié depuis 80 ans, face à Vladimir Poutine. Comment arrêter ce bain de sang à nos portes ? Comment contenir le maître du Kremlin, un dictateur dont la logique de prédation menace de s’étendre au-delà de l’Ukraine ? Sabotages, navires fantômes, opérations d’ingérence ou survols de drones : il mène déjà une guerre hybride contre le reste de l’Europe. Un conflit armé est-il désormais possible entre l’Europe et la Russie ?
Maïdan, c'est la place centrale de Kiev, capitale de l'Ukraine. Dès novembre 2013, c'est là que des citoyens de tous âges et de toutes les confessions se rassemblent pour protester contre le régime du président Ianoukovitch. Il sera contraint à la démission, fin mars. De novembre à mars, Sergei Loznitsa a filmé Maïdan.
Un hiver gris et froid. On grelotte. À l’Est comme à l’Ouest. En Autriche comme en Ukraine. Dans ces deux mondes différents, qui pourtant se ressemblent de plus en plus. Deux histoires qui n’ont apparemment rien en commun vont se dérouler dans cette atmosphère. Une histoire d’importation de l’Ukraine vers l’Autriche, une autre d’exportation de l’Autriche vers l’Ukraine. La première est l’histoire d’Olga, une jeune infirmière ukrainienne, mère d’un enfant. Elle veut vivre enfin, quitter sa ville, son pays. C’est pourquoi elle part en Autriche. Là bas, à l’étranger, en Occident, elle trouve un emploi... pour le perdre bientôt. Elle est d’abord aide ménagère dans une villa cossue, puis femme de ménage dans un service de gériatrie. La seconde est l’histoire de Paul, un jeune Autrichien. Après une période de chômage, il trouve enfin un emploi de vigile...