À partir de journaux intimes et de lettres qui nous font entendre la voix des civils allemands, pour l’essentiel des femmes, à travers les images surprenantes de films amateurs tournés au fil des jours et des saisons, le film de Jérôme Prieur montre comment la Seconde Guerre mondiale a été vécue en Allemagne loin du front, avant que pays ne devienne une citadelle assiégée. Ces destins individuels nous plongent à l’intérieur du pays mis au pas par les nazis, dans la chronique ordinaire de la catastrophe de 1938 à 1945, de l’euphorie collective des premières conquêtes au déluge des bombes alliées, de la soumission à la colère, du crépuscule au désastre de l’Allemagne.
C’est l’ultime portrait d’une figure complexe : l’autrichienne Hedy Lamarr. Deux vies, l’une officielle : actrice qui fascine le monde par sa beauté et par sa liberté sexuelle scandaleuse, l’une plus secrète, un esprit scientifique insoupçonné qui participa à l’invention d’un système secret de communication dans les années 1940. C’est une invitation contemporaine à redécouvrir l’enfant sauvage partie à la conquête d’Hollywood pour fuir son mari.
De nos jours, quand on contemple les grandes plages de Normandie, on a peine à imaginer que ces 80 kilomètres de rivages ont été le théâtre de la plus importante opération militaire de la Seconde Guerre Mondiale. Si le déroulement du « Jour J » est connu du grand public dans ses grandes lignes, les enjeux géostratégiques et l’ingéniosité des préparatifs de cette titanesque opération militaire ont été éclipsés par son issue victorieuse, le soir du 6 juin 1944. Pourtant, c’est aussi pendant les mois qui ont précédé l’Opération Overlord et tout autant pendant les mois d’été où elle s’est déroulée que s’est joué le sort du monde actuel ; pas seulement de part et d’autre de la Manche mais dans le monde entier; pas seulement grâce aux centaines de milliers de soldats Alliés jetés dans la bataille mais aussi les résistants et les civils français.