Keith David
Narrator (voice)
Ultime "roi africain", Joseph Désiré Mobutu fut un des plus anciens et des plus tenaces dictateurs issus de la guerre froide et de la décolonisation. Novembre 1965. Avec l'aide de la CIA, Mobutu réalise un coup d'État militaire et prend le pouvoir dans l'ex-Congo belge. Il rebaptise le pays "Zaïre" et impose à son peuple une paix fondée sur la peur, la violence, la répression. En moins d'un quart de siècle, ce jeune sergent de l'armée coloniale devient un des hommes les plus craints et les plus riches du monde. Allié à l'occident, il édifie la pyramide d'un pouvoir autocratique et prédateur, cimenté par l'argent. Il distribue faveurs et disgrâces, et règne sans partage sur les ruines d'un pays ravagé par la corruption. Mobutu, roi du Zaïre, c'est l'histoire d'un destin exceptionnel fait d'ambitions et de grandeurs, de trahisons et de lâchetés.
Dans ce voyage initiatique au cœur d'une vallée isolée de l'Australie, un bébé kangourou prénommé Mala doit affronter des dingos affamés et le rude climat hivernal.
En 2019, près la mort de sa mère brésilienne, le cinéaste Karim Aïnouz, grandi à Fortaleza, décide de traverser la Méditerranée en bateau et d'entreprendre son tout premier voyage en Algérie. Accompagné de sa caméra et du souvenir de sa mère Iracema. Karim Aïnouz nous livre ici un récit détaillé du voyage vers la terre natale de son père ; de la traversée de la mer à son arrivée dans les montagnes de l'Atlas en Kabylie, jusqu'à son retour, entremêlant présent, passé et futur.
« N’allez pas le répéter, mais le Nègre vous emmerde ! » En dépit des années, le verbe d’Aimé Césaire a gardé toute sa verdeur. Celle-là même qui valut à l’enfant de Basse-Pointe d’être salué par André Breton comme « un grand poète noir », et qui donne à son Discours sur le colonialisme, paru en 1955, la vigueur d’un pamphlet. S’il est aujourd’hui presque aveugle, si sa mémoire lui fait parfois faux bond et si sa surdité nécessite qu’on lui crie les questions dans le creux de l’oreille, l’ancien maire de Fort-de-France demeure, à 94 ans, la grande conscience martiniquaise – le chantre incontesté de cette « négritude », dont il fut l’inventeur. Lui consacrer un numéro d’Empreintes s’imposait d’autant plus que les archives audiovisuelles le concernant sont rares.