Rachel Aimee
Annie Sprinkle
Documentaire d'Anne-Claire Poirier où la réalisatrice évoque la mort tragique de sa fille héroïnomane.
La tendance actuelle à faire de la prostitution un métier « comme un autre » est démentie par les femmes qui ont elles-mêmes été prostituées. Avec lucidité et courage, les femmes de ce film dévoilent la face cachée de ce qu'on appelle le « travail du sexe ». Elles ont 22, 34 ou 48 ans, elles vivent à Montréal, à Québec ou à Ottawa. Elles ont récemment abandonné la prostitution ou tentent d'y échapper. Ces femmes mènent un combat acharné pour changer de vie, un combat long, solitaire et semé d'embûches. Tourné dans le style du Cinéma Vérité, L'imposture nous emmène au cœur de leurs réalités.
Juin 1975 : occupation de l’église Saint-Nizier à Lyon par un groupe de prostituées, avec la complicité du curé. Elles échappent à la police d’un État qui ne veut rien savoir de leurs revendications mais prend à cœur (et empoche) les amendes pour « incitation à la débauche ». Inspirée par la lecture de Prostitution de Kate Millet, la caméra de Carole Roussopoulos s’introduit dans l’isolement forcé des prostituées résistantes et recueille des mots et des images qu’elle diffuse le jour même à l’extérieur de l’église, sur une demi-douzaine d’écrans que des foules de passants observent avec un intérêt ambigu.