Bill Kurtis
Narrator (voice)
Le chef SS Heinrich Himmler voulait échanger des Juifs contre le soi-disant Reich allemand à l'étranger, contre des ventes d'armes ou contre de l'argent liquide - avec l'approbation expresse d'Hitler.
En février 1944, dans une cour de la prison de Fresnes, les Allemands organisent une mise en scène pour stigmatiser un groupe de résistants communistes, tous étrangers et juifs pour la plupart, arrêtés quelques semaines plus tôt. La propagande vise à discréditer ces combattants pour en faire des terroristes et des criminels, eux qui étaient parvenus à multiplier dans Paris les attaques contre l'occupant. L'affiche rouge placardée à des milliers d'exemplaires partout dans le pays va les faire entrer dans la légende.
Durant la Seconde Guerre mondiale, «soldats à quatre pattes», les bêtes furent enrôlées dans de nombreuses missions militaires. Parmi elles : les chevaux de cavalerie et les chiens. Ces derniers accomplirent de très nombreuses tâches. Ils étaient tour à tour des messagers, sauveteurs, démineurs voire des kamikazes tels les «chiens suicide» soviétiques, chargés de dynamite et dressés à se faufiler sous les chars des ennemis. En Angleterre, le «captain Bush » a ému la population à l'été 1943. Ce chien berger, mascotte d'un escadron de la Royal Air Force, passait son temps à guetter dans le ciel le retour des siens. Il ne se couchait jamais avant que le dernier membre de l'escadrille ne soit rentré de mission.
Durant le mois de mai 1942, une équipe de cinéastes nazis tourne un film de propagande dans le ghetto de Varsovie. Ce film, demeuré inachevé, a été trouvé en Allemagne de l'Est après la guerre, puis a servi de document de référence à des générations d'historiens pour illustrer les conditions de vie dans ce minuscule périmètre habité par un demi-million de juifs. Mais en 1998, une bobine de 30 minutes a été découverte, constituée de chutes et de variantes d'une même scène, prouvant que les Allemands ont souvent trafiqué la réalité dans leur film afin de perpétuer tous les stéréotypes accolés au peuple israélite
À Iași, en Roumanie, du 28 juin au 6 juillet 1941, près de 15000 Juifs furent assassinés lors d’un effroyable pogrom. Au moment des faits, l’extermination programmée des juifs d’Europe n’avait pas encore débuté. Après-guerre, les gouvernements communistes successifs ont tout fait pour que le pogrom de Iași sombre dans l’oubli. Il fallut attendre novembre 2004 pour que l’État roumain admette pour la première fois sa responsabilité directe dans le pogrom. De ce massacre, il reste une centaine de photographies prises par des soldats allemands et roumains, qui les envoyèrent à leur famille en guise de souvenir. Et une poignée de témoins. Les derniers survivants racontent.