Film · Fiche et lecture
Film-fiction inspiré par l'histoire de Popielusko, prêtre polonais idealiste et fervent militant du mouvement Solidarnosc, arrêté et tue par la Police Secrete en 1984.
En 1971, au congrès d’Epinay, Pierre Mauroy fonde, avec François Mitterrand, un parti socialiste rénové qui les mènera vers la victoire électorale de 1981. Toute sa vie, l’homme va rester fidèle au parti se faisant même, comme il l’écrit dans ses mémoires, « dévorer par lui ». Pierre Mauroy entre aux Jeunesses socialistes de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) en 1946. Encarté à dix-huit ans, il tourne le dos au communisme et s’engage sans hésitation dans une formation garante, pour lui, de la promotion d’une véritable social-démocratie : « depuis l’adolescence, pas un seul jour, je n’ai renoncé à cette conviction d’être socialiste », écrit-il encore. En 1981, il sera le premier Premier ministre de la gauche mais son rêve s’accomplit quand il devient Premier secrétaire du PS quelques années plus tard. Mais rien ne se passe comme prévu : les guerres d’ego fragilisent le collectif et l’utopie socialiste prend du plomb dans l’aile.
L'action du général de Gaulle pendant les quatre années de la guerre, du moment où il arrive à Londres le 17 juin 1940, à celui où il descend les Champs-Elysées devant une foule en liesse le 26 août 1944. Quatre années intenses, décisives pendant lesquelles un homme seul devient l'incarnation de la France, où un obscur général de brigade à titre temporaire se transforme en libérateur, et devient à jamais de Gaulle. . Vis-à-vis des alliés anglo-saxons, il lui faut guerroyer sans cesse pour être reconnu par Churchill et Roosevelt comme le chef de la France Libre.
En 1945, près de 650 000 Français, contraints de travailler durant deux ans pour la machine de guerre nazie, rentrent chez eux. On les appelle les S.T.O. pour Service du travail obligatoire ; trois lettres qu'ils vont porter toute leur vie comme un fardeau. Pris au mieux pour des lâches, au pire pour des collabos, ils ont disparu du roman national. Après des décennies de silence, les derniers témoins et leurs descendants font entendre leurs voix. Ces hommes arrachés à leur famille dans la fleur de l'âge ont sacrifié leur jeunesse. Mais, à leur retour, leurs souffrances ne vont pas peser lourd pour l'opinion. Contrairement aux prisonniers de guerre, ils n'ont pas combattu. Contrairement aux résistants, ils ne se sont pas dressés contre l'ennemi et, contrairement aux déportés, ils ont moins souffert. Ce sont les oubliés de la victoire.