Andrea J. Chia
Herself
Jerry Henry
Himself
Avec Place Belgique, l’auteur nous berce dans le vague de la double appartenance. Ni d’ici, ni d’ailleurs, d’un peu des deux à la fois, les enfants d’immigrés se composent une identité qui leur est propre.Pour nous rendre compte de la richesse et de la complexité de ce tiraillement entre deux cultures, l’auteur traite de ce qu’il connaît le mieux : la « belgo-marocainitude ». Il chemine avec eux les étapes de leur socialisation en Belgique et au Maroc. De Bruxelles à Casablanca, en passant par La Louvière, il tresse des témoignages, recompose un dialogue entre ces pays auxquels les Belgo-marocains n’appartiennent jamais totalement. Cette vision croisée, nous aide à mieux cerner cette problématique difficilement palpable de l’extérieur.
Ce montage d’extraits de reportages, documentaires et d’archives de l’agence IM’Média, lancée en 1983, retrace des séquences d’histoire des mouvements issus de l’immigration ou des quartiers populaires, décelant une surprenante continuité des luttes, entre espoirs et désillusions.Ce film convoque aussi la mémoire culturelle des quartiers populaires avec les chansons immigrées des années Scopitone, celles des Amis d’Abdennbi ou du groupe Carte de Séjour et de Rachid Taha, les tournées de la Caravane des quartiers avec la Mano Negra, LKJ etc…
Un jeune homme dans une chambre, quelque part en Angleterre. Sur l’écran d’un ordinateur, des images des quatre coins du monde. On traverse les frontières en un clic tandis que le récit d’un autre voyage nous parvient par bribes, à travers des textos, des chats, des conversations téléphoniques, l’interrogatoire d’un office d’immigration. C’est le voyage de Shahin, un jeune Iranien qui fuit seul son pays.