Le photographe tchèque Josef Koudelka a grandi derrière le rideau de fer et a toujours voulu savoir « ce qu'il y avait de l'autre côté ». Quarante ans après avoir capturé les images emblématiques de l'invasion soviétique de Prague en 1968, le légendaire photographe Magnum débarque en Israël et en Palestine. En voyant pour la première fois le mur de neuf mètres de haut construit par Israël en Cisjordanie, Koudelka est profondément ébranlé et se lance dans un projet de quatre ans dans la région qui le confrontera une fois de plus à la dure réalité de la violence et des conflits. Le réalisateur Gilad Baram, alors assistant de Koudelka, le suit dans son voyage à travers la Terre Sainte d'un lieu énigmatique et visuellement spectaculaire à un autre.
Ari, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80. Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades. Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes. Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface.
Ce documentaire, tourné après le 7 octobre, replace dans leur contexte les récents événements et remonte le fil de l’extraordinaire histoire de cette région pour éclairer le présent. Il interroge acteurs et témoins de ce conflit : islamistes, nationalistes juifs, imams, rabbins, intellectuels, urbanistes, militaires…