Film · Fiche et lecture
Pamela Des Barres
Herself
J.R. Dziengel
Himself
Nolan Karwoski
Les années 1960 s'ouvrent avec "La Dolce Vita" de Federico Fellini et son inoubliable interprète : Marcello Mastroianni. L'acteur paraît survoler ses rôles comme son existence, semblant simplement dire lors de ses apparitions à la ville et à l'écran que la vie n'est pas si sérieuse ou bien qu'elle l'est trop pour ne pas s'en amuser. Mais quel personnage se cache derrière le comédien en apparence docile et indolent ? Qui est l'homme qui n'a cessé de lutter, en vain, contre son image de latin-lover ? Derrière ce physique de jeune premier idéal, Marcello Mastroianni, tout en contradictions, deviendra le comédien italien le plus célèbre, le plus inattendu, et peut-être le plus complexe de sa génération.
Tirant son titre d'une demande faite par Jackie Kennedy Onassis à ses agents de sécurité « cassez son appareil photo », ce documentaire retrace la carrière fulgurante de Ron Galella: célèbre photographe, paparazzo autoproclamé. Véritable chasseur aux méthodes frisant parfois le délire, le paparazzo espionne, traque, harcèle les stars pour capturer le moment où ses proies révèleront le visage qu'elles tentent désespérément de cacher au public. Ce film porte également un regard sur la nature de la célébrité, la relation entre les vedettes, leurs chroniqueurs,, l'équilibre fragile entre vie privée, liberté de la presse.
L'écrivain, journaliste américain Hunter S. Thompson, génial fauteur de troubles, précieux témoin d'une époque unique, sorte de poète, voire de prophète halluciné, amoureux désespéré d'une Amérique qui n'a cessé de le tromper, appartient à cette race de phénomènes typiquement «sixties» dont on ne retient généralement que les frasques. Ayant très jeune pris conscience que son appartenance à la classe moyenne inférieure le privait de privilèges accordés à ses amis mieux nantis, le jeune homme a développé un goût extrême pour la provocation. Celle-ci est devenue le carburant principal de son métier de journaliste. Chacune de ses investigations ont été plutôt des immersions, donnant naissance à des enquêtes bourrées d'anecdotes, d'expériences souvent à la limite de la légalité...
Gary Cooper, ce nom résonne comme l’un des derniers mythes de l’âge d’or hollywoodien, le héros américain par excellence, sans faille, sans ombre, dernier spécimen avant la révolution des anti-héros des années 70 et du Nouvel Hollywood. Gary Cooper, c’est cet homme de l’Ouest, ce « westerner », au jeu placide, au non jeu, à l’inverse des méthodes de l’Actor Studio. C’est cette facette de l’Amérique, encore idéaliste, sur fond de westerns ou de comédies sociales qui ont fait de Gary Cooper l’incarnation de l’Américain parfait. Séducteur, mais maladroit, il y a quelque chose en lui d’irrésistible qui fascinait aussi bien les femmes que les hommes. Ce dernier visage du héros américain comme Hollywood a si bien su en jouer pendant des décennies est aussi l’un des derniers grands mythes du cinéma. Exit les nouveaux anti héros qui hurlent et se torturent, Coop reste là, droit, symbole d’une Amérique qui n’existe plus, ou qui n’a jamais existé.