Du "modèle d'intégration" au "fanatique islamiste", la France fantasme sur ces enfants d'immigrés qui ont grandi avec elle. Comme chaque mois "De Quoi J'Me Mêle!" présente des portraits, fruit d'une investigation approfondie, pour donner un visage aux questions d'aujourd'hui. Le programme, diffusé dans la soirée thématique de la chaine franco-allemande Arte, est composé de 2 documentaires ambivalents : "Les Lumières De La Zone"" et "Les Soldats De Dieu" suivis de débats.
Une épopée - du rock au slam en passant par le punk et le hip hop - incarnant un demi-siècle de résistance musicale en Seine-Saint-Denis et se faisant porte-voix d’une jeunesse et de territoires en perte d’identité, sous les coups des mutations industrielles, des désillusions politiques et de l’agression constante des pouvoirs successifs. La banlieue - à contrario des clichés – se révèle un espace incroyablement riche de métissages engendrant une créativité époustouflante.
Première ZAC (Zone d'Aménagement Concerté) de France, Grigny est l'endroit idéal pour décrire la manière dont la France a transformé son rêve de périphérie heureuse en un cauchemar urbain paupérisé. L'ambition du film est d'y laisser la caméra tout au long du récit, pour en découvrir les habitants et les dédales d'hier et d'aujourd'hui, et répondre aux questions essentielles : Quel était le projet originel ? Pourquoi a-t-il dérapé ? Que s'y passe-t-il aujourd'hui ? Quel est le projet pour demain ? Détruire, pourquoi ? Reconstruire, où, quand, comment, et pour qui ? Des habitants, aux architectes en passant par la ville de Grigny, le maire, le préfet, les bailleurs et l'Anru (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), le film examine et décrypte les conséquences de ce qui s'est joué à Grigny, de la politique de logement de l'État. Nous voyons à l'oeuvre à travers le décryptage de l'histoire de Grigny comment l'État a participé et participe encore à la fabrique de l'exclusion sociale.
« Bachar à la Zad » est un docu-fiction de 21 minutes, qui met en scène un rapprochement inédit entre deux mondes, celui de la jeunesse des « quartiers » et celui de l'utopie vécue de Notre-Dame-des-Landes. Pour « transformer le regard, ouvrir des espaces, faire du bien », précise son réalisateur, Pierre Boulanger.
Construits à partir du milieu des années 1950 pour répondre à la crise du logement, les Grands Ensembles étaient à l’origine une promesse de mieux-être pour les plus pauvres, et marquaient une révolution architecturale et urbanistique. Ces constructions étaient le symbole de l’Etat-Providence, et du meilleur de ce que la croissance d’après-guerre pouvait apporter à tous. [...] Dans ce documentaire de 52 minutes produit à partir d'images d'archives, de cartes postales, de photographies amateures et d'archives télévisées, Sylvain Desmille retrace l'histoire méconnue de ces Grands-Ensembles Français, de leur construction à leur destruction, avec une vision humaniste, singulière de ces logements qui ont marqué une génération entière.