Film · Fiche et lecture
documentaire français réalisé par Sylvaine Dampierre en 2007
un documentaire français réalisé par Sylvaine Dampierre en 2007
Manuel Gomez
Self
Jean Dampierre
Sylvaine Dampierre
Léna Blou
Michel Rogers
Dimitri Garnier
Suzette Créantor
Adeline Jaques
La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques : Comment l'expliquer ? Comment en est-on arrivé là ? D'où vient tout cet argent ? Comment peut-il y avoir autant d'argent à prêter ? La réponse est... qu'il n'y en a pas. De nos jours l'argent est fait de dette. S'il n'y avait pas de dette, il n'y aurait pas d'argent. Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Ce long métrage d'animation, dynamique, pédagogique et divertissant va vous expliquer, de manière compréhensible par tous, les effets magiques et pervers du système actuel d'argent-dette. Un film indispensable pour comprendre les origines de la crise mondiale !
Trois manifestants du 17 octobre 1961 et un journaliste témoignent du succès pacifique de la manifestation et de sa répression d'une sauvagerie inouie dans les rues de Paris. Cinq mois avant la fin de la Guerre d'Algérie, le pouvoir gaulliste a réprimé de façon extrêmement violente (40 à 300 morts en une soirée selon les sources) une manifestation pacifique de toute la population civile algérienne de la région parisienne, contre le couvre-feu frappant cette seule population (tous avaient la nationalité française). Le pouvoir a longuement nié ce crime d'Etat, la version officielle : 3 morts ! En 1962, ces faits ont été amnistiés par un simple décret (devenu une loi par la suite) du même pouvoir gaulliste.
Le 17 octobre 1961, en réaction au couvre-feu imposé contre les Français musulmans d’Algérie par le préfet de police de Paris Maurice Papon, la Fédération de France du FLN organise une manifestation pacifique dans les rues de la capitale. La manifestation tourne à la répression sanglante : une violence inouïe, des milliers d’arrestations, des centaines de disparus, des dizaines de morts. Aujourd’hui, on en sait beaucoup sur la violence de cette nuit : au moins 200 Algériens ont été tués, abttus, frappés ou jetés à la Seine ; 11 500 autres ont été arrêtés et souvent torturés. Des centaines enfin ont été renvoyés dans leur pays. Longtemps passée sous silence, la répression a été reconnue grâce au travail de mémoire et aux témoignages.
Film témoignage sur les événements qui ont eu lieu il y a plus de trente ans avant le tournage de ce film, le 17 octobre 1961, à Paris, pendant la guerre d’Algérie. C’est un travail non seulement sur la vérité historique mais aussi sur la mémoire. Construit essentiellement à partir d’interviews menées auprès de ceux qui ont été mêlés aux événements, avec des séquences d’archives, des photos et des documents radiophoniques de l’époque, notre enquête prouve que près de 200 Algériens ont été tués (noyés, torturés) cette nuit-là et les jours suivants par la police française. Une journée portée disparue s’attache à poser deux questions-clé : comment de tels événements ont-ils pu se dérouler dans la capitale d’une démocratie occidentale il y a à peine trente ans ? Et pourquoi ont-ils, depuis, été passés sous silence ?