Line Van den Berg
Self
Fay Manners
Documentaire d'alpinisme sur l'expédition au Nanga Parbat (8125 m), en 1982. Menée par l'alpiniste Pierre Mazeaud, cette expédition internationale regroupe huit Français, deux Allemands, un Irakien, un Autrichien et un Anglais dont Michel Afanassieff, Michel Berrueux, Walter Cecchinel, Kurt Diemberger, Hans Engl, Shah Jehan, Karim Imamdad et d'autres. L'équipe vise une voie nouvelle du versant Diamir (face ouest), reprenant ainsi une idée d'Albert Frederick Mummery, mort en tentant de la réaliser en 1895, l'éperon porte aujourd'hui son nom.Le 14 juillet 1982, Hans Engl atteindra le sommet après douze heures de lutte.
Les deux frères Jean et Pierre Ravier ont ouvert presque toutes les voies "classiques" (difficiles) en escalade et alpinisme des Pyrénées. Encordés à la taille à l'aide de quelques nœuds plats et peu de matériel, les deux frères jumeaux ont réalisé plus de 200 premières sur l'ensemble du massif. Un style et un engagement singuliers, un état d'esprit fait d’aventures, de littérature, d'inventivité et d'amitiés. Inclassables et avenants, après 60 ans de Pyrénéisme, leur désir pour la montagne est intact. Quand commence une course ? Comment en vient l'idée, le désir ? Quel sens cela peut-il avoir de ne réaliser que des premières ? Et quel est le rôle des Pyrénées elles-mêmes dans ce jeu d'attraction, réciproque et sans fin ?
Le récit de l'ascension de l'Aiguille de la République par les alpinistes Jacques Fromentin et Michel Bastien. L'Aiguille de la République, dans le massif du Mont-Blanc, culmine à 3305 mètres d'altitude parmi le groupe de sommets des Aiguilles de Chamonix. Dans la forêt de Fontainebleau, des enfants apprennent les techniques de l'alpinisme sur le site d'escalade de bloc. En 1954, on pratique aussi la varappe dans la vallée de Chamonix. Le train du Montenvers franchit le viaduc conduisant les touristes ou sportifs jusqu'au point de vue de la Mer de Glace. Les deux grimpeurs abordent une marche d'approche et accèdent au refuge de l'Envers des Aiguilles. Ils réalisent ensuite l'escalade de cette paroi raide et lisse en progressant sur l'arrête. Sur la plateforme, un lancer de corde leur permet de se hisser et de s'asseoir au sommet pour dominer le panorama. Puis déjà le retour : descente en rappel depuis le bloc sommital.
Portrait de Jean-Claude Droyer, célébre grimpeur et guide de haute montagne français. Il est connu pour avoir participé à la montée de l'escalade libre en France à la fin des années 1970. Formé aux écoles d'escalade de Fontainebleau et du Saussois. Il s'illustre en 1965 en effectuant l'escalade solitaire de la voie de la Pentecôte au Glandasse. Il réalise également des premières dans les gorges du Verdon, des hivernales dans les Préalpes et le massif du Mont-Blanc, notamment en 1971 la première solitaire de la Directe Américaine dans la face ouest des Drus. Le film fut sélectionné au festival "Les Écrans Documentaires" en 2004.
Le mot Pyrénéisme a été inventé par l’écrivain Henri Beraldi à la fin du XIX siècle. Sa définition ne se résumait pas à une simple pratique de l’alpinisme dans les Pyrénées. Il fallait, pour être reconnu pyrénéiste, « ascensionner, écrire et sentir ». Une approche de la montagne, selon lui, forcément accompagnée d’une activité artistique ou intellectuelle. Ce documentaire revient sur les pyrénéistes qui ont marqué l’histoire, avant d’interroger des montagnards contemporains qui, à travers leur pratique de la montagne, se considèrent, ou non, pyrénéistes. Qu’est-ce qui a poussé Beraldi à inventer ce terme ? Résulte-t-il d’un complexe pyrénéen vis-à-vis des Alpes ? D’un chauvinisme ou d’une revendication identitaire ? Et aujourd’hui, ce mot a-t-il toujours un sens ? Au delà de la réflexion portée sur le sujet, ce film est un formidable hommage au massif.
Trois ans après l’expédition de 1959, abandonnée à 350m du sommet, Lionel Terray dirige un nouvel assaut sur le Jannu, l’un des sommets les plus exigeants de l’Himalaya. Au camp de base, on prépare le matériel et les rations de nourriture. Les conditions sont optimales et l’ascension peut commencer. La caméra suit au plus près l'avancée des alpinistes et des sherpas, d’un camp d’altitude à l’autre : installation de cordes fixes, progression au-dessus de crevasses, au milieu de tours gelées, à la verticale d’immenses cascades de glace ou au bord d’arêtes effilées. A partir de 7000m les bouteilles d’oxygène deviennent indispensables, la difficulté de l’escalade empêchant l’acclimatation. L’expédition est un succès total : la majorité de ses membres atteint les 7710m du sommet.
En 1975, Raymond Renaud, Yves Pollet-Villard, Maurice Gicquel, Maurice Cretton, Jean Coudray, Yvon Masino, Walter Cecchinel, tous professeurs guides à l' ENSA de Chamonix, avec l'aide de l'Indian Mountaineering Foundation, partent faire la traversée des 2 sommets de la montagne la plus haute de l'Inde. Après 43 heures de camion, 10 jours de marche d'approche lente et difficile, aidés par des chèvres pour le portage par manque de sherpas, le camp de base est installé sur le glacier du Nanda Devi. Deux groupes se partagent les deux versants est et ouest, 3 kilomètres les séparent : le but étant de se rejoindre entre les 2 sommets par la crête. Mais le jour J, avec la mousson, le mauvais temps arrive avec le vent et la neige, il faudra abandonner. Comme l'expédition française de 1951 qui avait perdu 2 alpinistes, Roger Duplat et Gilbert Vigne, auxquels Paul Gendre et Louis Dubosc rendent hommage.
En 1973, 6 guides de l 'École Nationale de Ski et d'Alpinisme (ENSA), dont Charles Daubas et Walter Cecchinel, partent en camion de Chamonix à Tamanrasset dans le désert en Algérie avec pour objectif d'escalader quelques sommets du massif de l'Atakor dont l'Adaouda et les Tizouyag où ils la réaliseront la première de la "La Voie de l'ENSA".