Des dunes égyptiennes au Pacifique Sud en passant par Mumbai, le Pérou et le Tchad, un voyage à la découverte de havres de vie qui sont parvenus à se développer au coeur de déserts, d’océans ou de villes.
Des lettres d'un caméraman-voyageur, Sandor Krasna, lues par une femme. Attiré par les deux « pôles extrêmes de la survie », le Japon et l'Afrique, il s'interroge sur la représentation du monde dont il est en permanence l'artisan, et le rôle de la mémoire qu'il contribue à forger.
"On peut penser que le monde irait mieux si l'Egyptien Nasser avait réussi son coup. Son ambition de bâtir un panarabisme moderne et laïque aurait peut-être fait école au Moyen-Orient et servi de rempart au fondamentalisme islamique. Cette hypothèse pointe discrètement dans ce documentaire, portrait critique du président égyptien, sans grande originalité sur la forme mais précis sur son bilan. Le journaliste Alain Gresh, l'historien israélien Elie Barnavi, l'écrivain Alaa El Aswany (L'Immeuble Yacoubian) ou la fille de Nasser reviennent sur la trajectoire du raïs, l'enthousiasme suscité par ses premières mesures (nationalisation du canal de Suez en 1956, réforme agraire, union diplomatique avec la Syrie...), mais aussi sur ses revers (militaires au Yémen ou contre Israël) et les concessions accordées aux islamistes pour rester au pouvoir. Foisonnant d'archives, le film pèse le pour et le contre, puis sinue dans l'entre-deux.
Film expérimental. Les artistes Peter Fischli et David Weiss ont créé une machine de Rube Goldberg particulièrement complexe constituée d'objets interagissant entre eux pendant 30 minutes dans un effet domino utilisant également des réactions chimiques. Le film a été créé dans un entrepôt vide à l'aide d'objets probablement trouvés dans une décharge à ordures.