Mick Fowler
Self
Victor Saunders
Chronique filmée par le cinéaste de montagne Mario Fantin, de l'expédition 1964-1965 de l'alpiniste italien Guido Monzino sur les sommets du Hoggar dans le Sahara algérien avec les ascensions du Garet el Djenoun, du Tizouyag Nord, du Saouinan et de l'Iharen. Les chaînes de montagnes du désert du Hoggar se révèlent plus complexes et plus intéressantes que la plupart des alpinistes ne le soupçonnent alors à l'époque.
Le couple de grimpeurs Heinz Mariacher et Luisa Iovane abandonnent leur spot d'entraînement hivernal habituel pour partir en quête d'endroits plus propices à l'escalade libre en Algérie dans le désert du Sahara, plus précisément dans le massif du Hoggar, qui a vu passer la crème de l'escalade mondiale Lionel Terray, Roger Frison-Roche, Lucien Bérardini, Michel Vaucher, Pierre Mazeaud, Guido Monzino, Patrick Edlinger, Patrick Berhault et bien d'autres. Leur objectif, d'escalader la face est du Garet El Djenoun, haut de 500 m, échoue car la paroie est trop lisse et les fissures instables. Le voyage continue dans le massif du Hoggar vers d'autres sommets, où ils trouvent les conditions d'escalade qu'ils espéraient. Un surplomb dans la face du Tizouyag Nord s'avèrera être un défi de taille pour Heinz Mariacher.
Lucien Berardini et Edmond Denis sont deux alpinistes ayant participé à l'expédition française sur l'Aconcagua (Cordillère des Andes) en 1954. Tous deux victimes de graves gelures aux doigts et aux orteils, ils s'attaquent, trois ans plus tard, à l'ascension de l'Aiguille du Géant, course légendaire du massif du Mont-Blanc. La caméra suit au plus près les efforts de la cordée, exemple de force et d'abnégation, jusqu'à l'arrivée victorieuse au sommet.
En 1975, Raymond Renaud, Yves Pollet-Villard, Maurice Gicquel, Maurice Cretton, Jean Coudray, Yvon Masino, Walter Cecchinel, tous professeurs guides à l' ENSA de Chamonix, avec l'aide de l'Indian Mountaineering Foundation, partent faire la traversée des 2 sommets de la montagne la plus haute de l'Inde. Après 43 heures de camion, 10 jours de marche d'approche lente et difficile, aidés par des chèvres pour le portage par manque de sherpas, le camp de base est installé sur le glacier du Nanda Devi. Deux groupes se partagent les deux versants est et ouest, 3 kilomètres les séparent : le but étant de se rejoindre entre les 2 sommets par la crête. Mais le jour J, avec la mousson, le mauvais temps arrive avec le vent et la neige, il faudra abandonner. Comme l'expédition française de 1951 qui avait perdu 2 alpinistes, Roger Duplat et Gilbert Vigne, auxquels Paul Gendre et Louis Dubosc rendent hommage.
Le récit de l'ascension de l'Aiguille de la République par les alpinistes Jacques Fromentin et Michel Bastien. L'Aiguille de la République, dans le massif du Mont-Blanc, culmine à 3305 mètres d'altitude parmi le groupe de sommets des Aiguilles de Chamonix. Dans la forêt de Fontainebleau, des enfants apprennent les techniques de l'alpinisme sur le site d'escalade de bloc. En 1954, on pratique aussi la varappe dans la vallée de Chamonix. Le train du Montenvers franchit le viaduc conduisant les touristes ou sportifs jusqu'au point de vue de la Mer de Glace. Les deux grimpeurs abordent une marche d'approche et accèdent au refuge de l'Envers des Aiguilles. Ils réalisent ensuite l'escalade de cette paroi raide et lisse en progressant sur l'arrête. Sur la plateforme, un lancer de corde leur permet de se hisser et de s'asseoir au sommet pour dominer le panorama. Puis déjà le retour : descente en rappel depuis le bloc sommital.
Trois ans après l’expédition de 1959, abandonnée à 350m du sommet, Lionel Terray dirige un nouvel assaut sur le Jannu, l’un des sommets les plus exigeants de l’Himalaya. Au camp de base, on prépare le matériel et les rations de nourriture. Les conditions sont optimales et l’ascension peut commencer. La caméra suit au plus près l'avancée des alpinistes et des sherpas, d’un camp d’altitude à l’autre : installation de cordes fixes, progression au-dessus de crevasses, au milieu de tours gelées, à la verticale d’immenses cascades de glace ou au bord d’arêtes effilées. A partir de 7000m les bouteilles d’oxygène deviennent indispensables, la difficulté de l’escalade empêchant l’acclimatation. L’expédition est un succès total : la majorité de ses membres atteint les 7710m du sommet.
Les deux frères Jean et Pierre Ravier ont ouvert presque toutes les voies "classiques" (difficiles) en escalade et alpinisme des Pyrénées. Encordés à la taille à l'aide de quelques nœuds plats et peu de matériel, les deux frères jumeaux ont réalisé plus de 200 premières sur l'ensemble du massif. Un style et un engagement singuliers, un état d'esprit fait d’aventures, de littérature, d'inventivité et d'amitiés. Inclassables et avenants, après 60 ans de Pyrénéisme, leur désir pour la montagne est intact. Quand commence une course ? Comment en vient l'idée, le désir ? Quel sens cela peut-il avoir de ne réaliser que des premières ? Et quel est le rôle des Pyrénées elles-mêmes dans ce jeu d'attraction, réciproque et sans fin ?
Documentaire d'alpinisme sur l'expédition au Nanga Parbat (8125 m), en 1982. Menée par l'alpiniste Pierre Mazeaud, cette expédition internationale regroupe huit Français, deux Allemands, un Irakien, un Autrichien et un Anglais dont Michel Afanassieff, Michel Berrueux, Walter Cecchinel, Kurt Diemberger, Hans Engl, Shah Jehan, Karim Imamdad et d'autres. L'équipe vise une voie nouvelle du versant Diamir (face ouest), reprenant ainsi une idée d'Albert Frederick Mummery, mort en tentant de la réaliser en 1895, l'éperon porte aujourd'hui son nom.Le 14 juillet 1982, Hans Engl atteindra le sommet après douze heures de lutte.
Le mot Pyrénéisme a été inventé par l’écrivain Henri Beraldi à la fin du XIX siècle. Sa définition ne se résumait pas à une simple pratique de l’alpinisme dans les Pyrénées. Il fallait, pour être reconnu pyrénéiste, « ascensionner, écrire et sentir ». Une approche de la montagne, selon lui, forcément accompagnée d’une activité artistique ou intellectuelle. Ce documentaire revient sur les pyrénéistes qui ont marqué l’histoire, avant d’interroger des montagnards contemporains qui, à travers leur pratique de la montagne, se considèrent, ou non, pyrénéistes. Qu’est-ce qui a poussé Beraldi à inventer ce terme ? Résulte-t-il d’un complexe pyrénéen vis-à-vis des Alpes ? D’un chauvinisme ou d’une revendication identitaire ? Et aujourd’hui, ce mot a-t-il toujours un sens ? Au delà de la réflexion portée sur le sujet, ce film est un formidable hommage au massif.